Carnet de voyage en Mauritanie | En famille

Posté sur3 mois auparavant

La famille Flouriot a vécu 5 ans en Mauritanie. Elle y a réalisé un carnet de voyage dans le magazine pour enfant Cram Cram. Le récit de leurs aventures dans le désert !

Les photos ci-dessus sont dans l'ordre !

Photo 1 - En brousse et parfois également en ville, la «maison» traditionnelle des Mauritaniens reste la khaïma (prononce ra-i-ma) : une seule pièce, avec la cuisine dehors sur un feu de bois. Douche et WC extérieurs ! Pour les habitants de cette tente, il faut faire une dizaine de kilomètres pour aller chercher de l’eau (à dos de chameau) dans de gros bidons, environ une fois par semaine.

Photo 2 -En brousse, la vie est rythmée par l’approvisionnement en eau. Pour une famille, c’est vite fait : deux bidons de cinquante litres suffisent pour la semaine. Par contre, quand il s’agit d’étancher la soif d’un troupeau de 30 chameaux, tu imagines le travail. L’eau est remontée à la main, ou avec l’aide d’un chameau, comme ci-contre. Le seau remonte une quinzaine de litres par tournée.

Photo 3 -Quand tu rencontres un Mauritanien, la première chose qu’il te propose, c’est un thé. Ou plutôt, trois thés, c’est traditionnel ici. La préparation est longue, car il faut faire mousser le thé en le versant d’un verre à l’autre, de nombreuses fois. Les Mauritaniens l’aiment très sucré, avec un peu de menthe, et il est vraiment meilleur avec la mousse. Ca nous est arrivé de boire 24 thés dans la journée (8 fois 3) !

Photo 4 -Sous la tente, pas d’électricité, donc pas de frigo. Dans le désert, pas de magasins. Le plus souvent, il n’y a ni fruits, ni légumes, ni poisson à manger. Donc pour se nourrir, les nomades utilisent avant tout du riz, qu’ils stockent dans de gros sacs de 50 kilos. Le lait est aussi un aliment de base. Quand c’est jour de fête, on tue un agneau de l’élevage pour accompagner le riz avec de la viande.

Photo 5 -Nous avons visité une classe d’école dans la ville de Nouakchott. Il s’agit en fait d’une école coranique, c’est-à-dire que les enfants n’y apprennent que le Coran, le livre sacré des musulmans. Le monsieur en boubou* à droite, c’est le marabout, le maître. Il s’appelle Hassan, et est charbonnier dans la journée. Il enseigne aux enfants de 8 h à 10 h le matin et de 16 h à 18 h le soir, dans son magasin de charbon. Chez les nomades, le marabout se déplace avec les campements.

Photo 6 -Dans le désert, il fait parfois 50°C et pour faire de l’ombre, il n’y a que des arbres épineux... Ca pique ! Heureusement, de temps à autre, une oasis ou une guelta pointe le bout de son nez. Une baignade en plein désert, c’est une vraie bénédiction. Mais gare aux crocodiles !

Photo 7 -Les nomades vivent au rythme de leur troupeau. Il faut sans cesse le déplacer, pour qu’il n’épuise pas les pâturages du désert. Les enfants, dès leur plus jeune âge, apprennent à soigner les animaux.

Photo 8 -Dans le désert, il y a quelquefois des villages. Ici, Marion devant une porte de Oualata, en compagnie de femmes mauritaniennes. Oualata est l’un des plus anciens villages africains avec des maisons en pierre. Certaines constructions ont près de...1300 ans.

Photo 9 -Trois ou quatre fois par an, les nomades changent de région. Ils réunissent leurs troupeaux et démontent les khaïmas. Les meubles nomades sont chargés sur les dromadaires, puis c’est le départ. La plupart des nomades que nous avons rencontrés faisaient de petites transhumances (moins de 100 km, soit deux jours de marche). D’autres se déplaçaient de plus de 400 km.

Photo 10 -Aujourd’hui, les nomades disparaissent petit à petit. Le développement des routes et de l’agriculture grignote leur espace ; l’envie d’envoyer leurs enfants dans des écoles et leurs malades chez des médecins fait qu’ils choisissent, peu à peu, d’habiter en ville. Il en reste cependant une poignée, qui, pour rien au monde, n’abandonnerait le désert et la liberté.

Étiquette: voyage, famille, Mauritanie
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