Carnet de voyage au Maroc | En famille

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La famille Flouriot est partie au Maroc et a réalisé un carnet de voyage dans le magazine pour enfant Cram Cram. Le récit de leurs aventures chez les Berbères !

Voici les montagnes du Moyen-Atlas, dans le sud du Maroc. Beaucoup de cailloux, pas beaucoup d’herbes, comme tu peux le voir. Il faut dire qu’il fait chaud ici, et que les pluies sont rares. Là où il y a de
l’eau, on trouve des arbres (des palmiers, ici) et des hommes, dans de petits villages.

Voici la maman de Fatima qui rentre chez elle. Fatima et sa famille habitent dans un agadir, ce qui signifie, en berbère, «grenier». Cela ressemble en fait à un petit château fort : tu peux le voir ici, sur le haut du rocher. L’agadir sert à protéger les objets les plus précieux de la population du village contre les bandits. Le plus précieux, c’est bien entendu ce qui permet de vivre, et ce sont avant tout des récoltes de blé que l’on y trouve encore aujourd’hui. Mais les agadirs servent aussi de coffres-forts, pour garder l’argent ou les bijoux.

La famille de Fatima habite ici, car son papa est le gardien de l’agadir. Il y a, à l'intérieur, des  «coffres-forts». Il s’agit de petites pièces, appartenant chacune à une famille du village voisin. Elles sont  placées en hauteur, sans escalier, pour éviter que les rats puissent entrer manger les récoltes ! Pour atteindre le coffre du haut, il faut donc sauter de pierre en pierre, jusqu’à la porte. Ce qui n’est pas du tout facile lorsque l’on a un gros sac de grain sur les épaules.

La chambre de Fatima a été faite dans un des greniers. Vraiment c’est une chambre extraordinaire, et comme il n’y a pas d’électricité, on s’éclaire à la bougie. Fatima dort sur une sorte de grosse natte, à même le sol.


La famille de Fatima a une chance extraordinaire, car elle est la seule du village à avoir un puits chez elle ! Il n’y a pas de robinet ici, alors il faut puiser de l’eau pour faire la cuisine, et se laver. Inutile de te dire que l’on ne gaspille pas l’eau, parce que c’est difficile de remonter les seaux.


Au village, il y a un puits pour une centaine de personnes. Les habitants y vont une ou deux fois par jour, selon leurs besoins. Ils ramènent leurs bidons sur des ânes, jusqu’à leur maison.
Voici la cuisine de l’agadir. Le plafond est tout noir de suie, car la maman de Fatima fait souvent la cuisine sur le feu, alors qu’il n’y a pas de cheminée. Il y a aussi une petite bouteille de gaz, pour préparer le thé : mais le gaz est un peu trop cher pour la famille de Fatima. Il est plus économique d’aller prendre du bois dans les arbres.

C’est jour de marché au village voisin. Dans les montagnes, le jour du marché est un grand jour, celui où tous les villageois se rencontrent. Des commercants ont fait la route et amènent des produits qui ne poussent pas au village : par exemple, des légumes, indispensables pour préparer le couscous !

Dans les montagnes de l’Atlas, on peut voir quelques gazelles. Mais alors, c’est difficile, parce qu’elles sont très rapides et fuient les hommes. Il faut marcher de longues heures, tôt le matin, et sans faire de bruit, pour espérer en voir. Le mieux serait sans doute de camper dans la montagne !

Voici une école traditionnelle marocaine : on l’appelle l’école coranique. Les enfants apprennent à lire et à écrire en recopiant uniquement le Coran, qui est le saint livre de la religion musulmane. Les enfants s’entraînent à écrire sur des tablettes de bois, en utilisant un petit bâton taillé en pointe et trempé dans de l’encre : cela s’appelle un calame.

Il y a très peu de routes dans le sud du Maroc, et peu de véhicules aussi. Alors, quand une voiture passe dans un village, elle est souvent prise d’assaut, et on entasse les voyageurs dans la voiture... ou sur la voiture ! Heureusement que le chauffeur ne roule pas vite, car c’est plutôt dangereux...

Étiquette: voyage, famille, Maroc
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