Le reportage d'une famille chez les Touaregs au Mali

Posté sur1 Semaine auparavant

La famille Flouriot a voyagé au Mali et a écrit un reportage dans le magazine de voyage pour enfant Cram Cram. Elle y raconte son périple africain en s'adressant directement aux enfants pour leur faire découvrir cette formidable aventure et leur communiquer leur goût du voyage.

Dans le parc du Gourma, il y a peu de villages. Mais l’on trouve quelques familles de bergers touaregs, solitaires et éparpillées. Elles se déplacent souvent, en fonction des ressources en pâturage et en eau. Leur campement se compose de quelques objets indispensables, et transportables à dos d’âne ou de dromadaire. Lorsqu’ils trouvent un pâturage sur lequel ils peuvent rester quelques semaines, les nomades montent une petite hutte rudimentaire, comme ici. La femme à gauche se sert à boire dans cette gourde suspendue  faite d’une peau de biquette retournée.

Dans le Gourma, comme dans de nombreuses zones désertiques, la voiture n’a pas encore détrôné le dromadaire. Là où cette photo a été prise, il n’y a pas de route, ni même de piste, il n’y a pas de carburant, et d’ailleurs, pas non plus beaucoup d’argent pour en acheter. Remarque de quelle facon ce jeune Touareg place ses pieds autour du cou de l’animal, afin de ne pas être désarconné par les secousses de la course.

Dans le peuple touareg, certains ont le teint clair, d’autres le teint foncé. Certains portent des chèches sur la tête, d’autres non. Certains sont nomades, d’autres sont sédentaires. Certains habitent en Algérie, d’autres au Mali, en Lybie, au Niger ou au Burkina-Faso. Alors, comment reconnait-on un Touareg ? C’est simple. Ce qui les relie, c’est leur langue : ils parlent tous le tamasheq.

Les nomades du Gourma se nourrissent avant tout de céréales et de lait. Les Touaregs qui nous ont accueillis ce jour-là avaient acheté un gros sac de 50 kg de mil, à qui il est arrivé quelques mésaventures.

Les bergers touaregs ne cultivent pas. Mais, lorsqu’il n’y a plus de mil, ils cueillent une céréale sauvage qui s’appelle le fonio.

Dans le parc, avec les Touaregs, nous avons pisté les éléphants pendant trois jours avant de les voir. Ils sont gros, et cependant discrets, comme tous les animaux sauvages. Ils se déplacent très  rapidement d’une cachette à une autre. Mais on sait qu’ils cherchent les points d’eau, et leur piste est facile à identifier ! Empreintes caractéristiques, crottes énormes, arbres arrachés, abords des points d’eau défoncés... on ne risque pas de confondre leur piste avec celle d’un lapin.

Après trois jours de pistage, quelle émotion ! Quelle  magie que de voir cette famille d’éléphants, libre, chez elle ! Ce n’était pas facile de les suivre... Ils vont très vite.

Les éléphants dorment souvent debout, mais peuvent aussi se coucher sur le côté quand ils sont  particulièrement détendus. Ils ne peuvent pas dormir sur le ventre, car leur poids écraserait leurs poumons. Celui-ci s’est réveillé en  entendant le clic-clac de l’appareil photo. Sauve qui peut !

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