L'engagement de Cram Cram

Vous ne voyez pas en quoi Cram Cram est différent ?

Cram Cram a été fondé avec un désir d'ouvrir les enfants à la rencontre, au voyage. Mais aussi, en réaction à une presse jeunesse qui est un porte-avions publicitaire et se glorifie d'être un cheval de Troie pour pénétrer l'école, un endroit où la pub est en théorie interdite. Et ce n'est pas n'importe qui qui le dit...

Je vous la fait courte si vous ne voulez pas lire cet article :

« A Milan Presse nous sommes tout à fait disposés à nous associer avec de grands partenaires sur le long terme [...] Notre image est excellente dans les milieux scolaires et pédagogiques. Nous sommes reconnus comme un vrai partenaire. [Le système scolaire] est un marché qui intéresse tout le monde car l’enfant est un formidable prescripteur. Demain nous serons peu nombreux à pouvoir pénétrer dans l’école » (« Patrice Amen : Toutes les marques peuvent entrer à l’école », Stratégies n° 998, 7/2/1997, pp.38-39)

Patrice Amen, PDG des éditions Milan, reprises par Bayard (donc, la majorité des titres de presse jeunesse), est aussi patron du syndicat de la presse jeunesse. C'est beau, hein ?

Vous trouverez sur internet plein d'infos sur le Petit Quotidien, qui fait des numéros "Petit déjeuner" aux frais de Danone, des découvertes de la Suède financées par Ikéa, ou encore... des numéros de Sciences et Vie junior sur le nucléaire, avec les bons messages pour nos enfants, écrits par Areva (il y a eu un procès à la clef, ce cas-là est bien documenté, mais c'est l'arbre qui cache la forêt).

Vous regarderez ensuite les publications pédagogiques d'un autre oeil. Ouvrez les publications de vos enfants, et jetez-y un oeil attentif, vous comprendrez pourquoi on finit par avoir des psychés d'acheteurs compulsifs.

Nous, on s'est dit qu'on n'allait pas lui dire "amen", à ce drôle-là, qui a sincèrement un peu glissé au bas du Toboggan. Offrir une alternative, dans la presse magazine, c'était ce qu'on pouvait faire. Alors on l'a fait.

Cram Cram est donc sans pub, sans page "conso", sans revue de films Disney, sans histoire illustrée sur la vie d'un boys band, sans rubrique pseudo-technophile et sans portrait de pseudo-star ; contrairement à la majorité des éditions jeunesse actuelles.

On est indépendant de tous ces groupes qui ont trop d'intérêts pour être honnêtes. Nous ne sommes pas nombreux sur ce terrain : je salue entre autres nos confrères de la Hulotte, de la Salamandre, de Dada, magazines que je ne peux que conseiller à tous nos jeunes lecteurs.